La faible réserve ovarienne

La faible réserve ovarienne

La faible réserve ovarienne est un terme qui fait référence à une quantité réduite d’ovocytes disponibles dans les ovaires d’une femme, ce qui peut entraîner une plus grande difficulté à obtenir une grossesse de manière naturelle.

Avec l’augmentation de l’âge de la femme, il est courant de présenter une faible réserve ovarienne, phénomène qui devient plus significatif à partir de 35-38 ans. La ménopause marque la fin de la réserve ovarienne et, par conséquent, la fin de la capacité reproductive.

En quoi consiste la réserve ovarienne ?

Tout d’abord, il est important de mentionner qu’une femme naît avec un nombre fixe et limité d’ovocytes pour toute sa vie, lesquels sont stockés dans les ovaires et libérés progressivement tout au long de sa vie reproductive par le processus d’ovulation.

Les ovocytes se forment lorsque la femme est encore un fœtus et, durant tout ce développement fœtal jusqu’à la naissance, ce processus se complète et aucun nouvel ovocyte n’est ensuite produit.

Chaque mois, durant le cycle menstruel, plusieurs ovocytes commencent leur croissance et maturation, mais un seul d’entre eux est libéré par l’ovaire lors de l’ovulation, en attente d’être fécondé. Les autres ovocytes, ayant commencé à se développer, se perdent par un processus appelé atrésie. Pour cette raison, chaque mois, la femme perd non seulement l’ovule ovulé, mais aussi tous les ovocytes atrésies. Ainsi, la réserve d’ovocytes diminue naturellement, réduisant la quantité et la qualité des ovocytes disponibles.

Ce processus est irréversible et s’accélère avec l’âge :

  • Nombre fixe et diminution continue : comme mentionné précédemment, la réserve ovarienne est définie et diminue avec le temps. A partir de la puberté, une femme perd des dizaines d’ovocytes chaque mois à chaque cycle jusqu’à la ménopause.

  • Qualité et quantité des ovocyte : en plus de la diminution de la quantité, la qualité des ovocytes est également affectée par l’âge, augmentant ainsi le risque d’anomalies génétiques chromosomiques chez l’embryon.

  • Facteurs externes : Les chirurgies ovariennes, les traitements oncologiques (chimiothérapie ou radiothérapie), les infections et des maladies telles que l’endométriose peuvent accélérer la diminution de la réserve ovarienne.

  • Irréversibilité : une fois les ovocytes perdus, ils ne peuvent se régénérer.

Causes de la faible réserve ovarienne

L’âge est la cause la plus fréquente de la faible réserve ovarienne, réduisant à la fois la quantité et la qualité des ovocytes à mesure que l’âge augmente. De plus, ce processus s’accentue à partir de 35 ans, rendant plus difficile l’obtention d’une grossesse viable.

Cependant, bien que la cause la plus fréquente soit l’âge, il est de plus en plus courant de rencontrer des femmes jeunes présentant une faible réserve ovarienne, pouvant avoir son origine dans :

  • L’insuffisance ovarienne précoce : perte de la fonction normale des ovaires avant 40 ans, pouvant être causée par des facteurs génétiques, des troubles auto-immuns ou des infections.

  • Les facteurs génétiques : certaines femmes naissent avec une quantité plus faible d’ovocytes, ce qui les prédispose à une diminution plus rapide de la réserve ovarienne.

  • Les traitements oncologiques : la chimiothérapie et la radiothérapie peuvent endommager les ovaires et entraîner une diminution de la réserve ovarienne.

  • Les chirurgies ovariennes : les interventions chirurgicales, par exemple pour retirer des kystes, des endométriomes et d’autres lésions, peuvent affecter négativement la réserve ovarienne.

  • Les maladies chroniques et les troubles auto-immuns : certaines conditions comme l’endométriose, le lupus et d’autres maladies auto-immunes peuvent provoquer une inflammation et un dommage ovarien, entraînant une diminution de la réserve ovarienne.

  • Les habitudes de vie : le tabagisme, le stress chronique, l’obésité, l’anorexie et l’exposition aux contaminants environnementaux peuvent accélérer la perte d’ovocytes et affecter la fertilité.

Diagnostic de la faible réserve ovarienne

Le diagnostic d’une faible réserve ovarienne se réalise au moyen de tests et d’analyses ayant pour objectif d’évaluer la quantité d’ovocytes présents dans l’ovaire ;

  • Échographie transvaginale : un comptage des follicules antraux est réalisé dans les ovaires, lesquels contiennent les ovocytes, ce qui nous donne une estimation du nombre d’ovocytes disponibles à chaque cycle.

  • Analyse sanguine : une analyse permet de mesurer la concentration de plusieurs hormones:
  • Hormone Antimüllérienne (AMH) : c’est le marqueur le plus fiable pour le diagnostic de la réserve ovarienne. Un résultat d’AMH inférieur à 1–1,5 ng/mL conduit à un diagnostic de faible réserve ovarienne.

  • Hormone Folliculo-Stimulante (FSH) : cette hormone varie en fonction du moment du cycle menstruel et doit être mesurée au début de celui-ci. Un résultat montrant des niveaux élevés de FSH au début du cycle pourrait indiquer une diminution de la réserve ovarienne.

Traitement de fertilité pour les patientes ayant une faible réserve ovarienne

Après un diagnostic de faible réserve ovarienne, de nombreuses femmes se demandent quelles sont les options pour obtenir une grossesse.

  • Préservation de la fertilité : en cas de diagnostic d’une faible réserve survenu avant le désir de maternité, les jeunes femmes peuvent opter pour la congélation de leurs ovocytes dans le cadre d’une préservation de la fertilité.

  • Fécondation in vitro (FIV) : ce traitement est particulièrement indiqué pour les patientes chez qui un diagnostic de faible réserve a été établi au moment de vouloir devenir mères, étant le traitement le plus courant pour les femmes ayant une faible réserve ovarienne. Après une stimulation ovarienne contrôlée, les ovocytes sont prélevés de l’ovaire pour être fécondés en laboratoire et transférer l’embryon de meilleure qualité dans l’utérus de la patiente. Dans certains cas, il peut être nécessaire de réaliser plus d’un cycle afin d’obtenir un nombre suffisant d’ovocytes et augmenter les chances de réussite du traitement.

  • Don d’ovocytes : ce traitement est particulièrement indiqué pour les patientes ayant une réserve ovarienne extrêmement basse. Grâce aux ovocytes d’une donneuse jeune et présentant une réserve ovarienne normale, les taux de réussite de grossesse augmentent significativement.

  • Adoption embryonnaire : bien que ce traitement soit limité par la disponibilité d’embryons ayant été donnés par d’autres patients après avoir fondé une famille, il s’agit d’un traitement plus simple et moins coûteux.

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