Le diagnostic implique la réalisation de plusieurs examens pour identifier la cause sous-jacente : caryotypes parentaux, étude de l’anatomie utérine, analyses hormonales et immunologiques… Dans de nombreux cas, aucune cause spécifique n’est retrouvée : on parle alors de fausses couches récurrentes idiopathiques.
Le traitement dépendra de la cause identifiée.
Dans certains cas où les embryons transférés au stade de blastocyste étaient de bonne qualité, il est nécessaire d’évaluer s’ils présentent des anomalies chromosomiques pouvant entraîner les fausses couches. Le DPI permet de sélectionner les embryons sans altérations chromosomiques afin d’augmenter les chances d’une grossesse viable menée à terme.
Lorsque l’origine des fausses couches n’est pas embryonnaire (pas d’anomalies chromosomiques), il faut analyser d’autres causes systémiques comme les thrombophilies. Certaines patientes présentent une augmentation de la coagulation sanguine, ce qui peut empêcher une grossesse d’évoluer normalement. Dans ces cas, un traitement par héparine (anticoagulant) ou aspirine peut prévenir les échecs d’implantation.