La formation de petits caillots sanguins peut entraîner une insuffisance placentaire, limitant ainsi l’apport en nutriments et en oxygène au fœtus.

La formation de petits caillots sanguins peut entraîner une insuffisance placentaire, limitant ainsi l’apport en nutriments et en oxygène au fœtus.
La thrombophilie fait référence à une condition sanguine caractérisée par une tendance accrue à la coagulation, ce qui augmente le risque de formation de caillots sanguins, appelés thromboses. Cette prédisposition peut être héréditaire, résultant de mutations ou variantes génétiques dans des gènes clés de la cascade de coagulation, comme le facteur V Leiden ou le gène de la prothrombine (facteur II), ou bien acquise, comme dans le syndrome des antiphospholipides (SAP), un trouble auto-immun dans lequel l’organisme produit des anticorps dirigés contre ses propres phospholipides, composants essentiels des membranes cellulaires, pouvant entraîner la formation de caillots.
Cette augmentation de la coagulation peut provoquer des complications pendant la grossesse, car la formation de microthrombus dans les vaisseaux sanguins qui irriguent le placenta peut entraîner une insuffisance placentaire, limitant l’apport en nutriments et en oxygène au fœtus. De plus, elle peut être responsable de fausses couches après la 10ᵉ semaine de gestation, de naissances prématurées ou de prééclampsie.
L’une des causes qui a gagné en importance dans les fausses couches à répétition ces dernières années est le diagnostic d’une altération des thrombophilies, un trouble de la coagulation sanguine pouvant être lié aux échecs d’implantation et aux fausses couches récurrentes. Cette importance croissante s’explique par le fait que les troubles thrombophiliques, souvent asymptomatiques, peuvent affecter de manière significative l’évolution d’une grossesse, surtout dans ses premiers stades.
Le diagnostic des thrombophilies est complexe, car il ne s’agit pas d’une simple analyse sanguine. Des examens spécifiques sont nécessaires pour évaluer les facteurs de coagulation et les mutations génétiques pouvant prédisposer à la thrombophilie, comme la recherche d’anticorps antiphospholipides, l’analyse du facteur V Leiden, le dosage de l’homocystéine, ou l’étude de polymorphismes génétiques liés à la coagulation.
La réalisation de ces examens implique un coût supplémentaire et doit être indiquée seulement lorsque cela est justifié, avec une approche spécialisée, et non de manière systématique — par exemple chez les patientes avec des fausses couches récurrentes, des échecs d’implantation ou des antécédents de complications thrombotiques.

Pendant la grossesse, le système de coagulation subit des modifications adaptatives visant à prévenir les hémorragies lors de l’accouchement. Cependant, chez les femmes présentant une altération de la thrombophilie, ces adaptations peuvent augmenter de manière excessive la tendance à former des caillots, ce qui accroît le risque de complications.
Les femmes présentant une thrombophilie ont un risque accru de fausses couches spontanées ou d’échecs d’implantation embryonnaire. Cependant, grâce à une prise en charge adéquate — notamment l’utilisation d’anticoagulants (héparine ou aspirine à faible dose) — ce risque diminue et les chances de mener la grossesse à terme augmentent.
Pour toutes ces raisons, les grossesses chez les femmes atteintes de thrombophilie sont considérées comme des grossesses à haut risque, nécessitant une surveillance plus fréquente et approfondie.
La prise en charge des patientes présentant une thrombophilie altérée nécessite une collaboration entre gynécologues et hématologues. L’objectif est de trouver un équilibre entre prévenir la formation de caillots dangereux pour la grossesse et éviter les complications hémorragiques, elles aussi risquées.
L’utilisation d’anticoagulants, le repos et des contrôles fréquents sont des mesures visant à réduire le risque de fausse couche. Toutefois, chaque patiente et chaque situation sont uniques : le traitement doit donc être personnalisé, en fonction des facteurs de risque de la patiente, de son histoire clinique et de ses antécédents.
Le traitement débute généralement au moment de la stimulation ovarienne chez les patientes ayant recours à la procréation médicalement assistée, ou dès la confirmation de la grossesse dans le cas d’une conception naturelle.
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