Causes et origines de l’infertilité masculine

Causes et origines de l’infertilité masculine

Il est important de mentionner que la qualité du sperme n’est pas constante, car le processus de la spermatogenèse, ou formation des spermatozoïdes, dure 3 mois pour renouveler l’ensemble des spermatozoïdes ; la qualité spermatique peut donc varier en raison de multiples facteurs.

Les facteurs prétesticulaires ou endocriniens

L’infertilité masculine causée par un facteur prétesticulaire ou endocrinien indique que l’origine du problème se situe avant la formation des spermatozoïdes, liée à des altérations hormonales qui empêchent la production correcte des gamètes masculins. Certaines conditions peuvent interférer avec les hormones qui régulent la fertilité masculine (le diabète, l’hypothyroïdie, l’hypogonadisme…).

Ces troubles peuvent affecter la quantité, la mobilité ou la morphologie des spermatozoïdes.

Ces altérations endocriniennes affectent l’axe hormonal hypothalamus–hypophyse–testicule, essentiel à la production de spermatozoïdes.

Le diagnostic d’infertilité masculine par facteur prétesticulaire inclut une évaluation hormonale pour identifier les déséquilibres des hormones clés la FSH, la LH et de la testostérone, ainsi que l’analyse du sperme mentionnée précédemment, et des tests génétiques pour exclure d’autres causes d’infertilité.

Hypogonadisme hypergonadotrope

Les testicules ne peuvent pas produire suffisamment de testostérone, même si les signaux hormonaux du cerveau fonctionnent correctement. Cela peut être dû à des conditions génétiques, comme le syndrome de Klinefelter, des maladies systémiques ou des infections affectant les testicules. Un taux insuffisant de testostérone empêche la production correcte des spermatozoïdes, ce qui peut entraîner une faible quantité de sperme (oligozoospermie) ou une absence totale de spermatozoïdes (azoospermie).

Hypogonadisme hypogonadotrope

L’hypothalamus ou l’hypophyse n’envoie pas les signaux hormonaux nécessaires pour que les testicules fonctionnent correctement. Cela peut être causé par des lésions, des tumeurs, des maladies chroniques ou l’usage de certains médicaments. Une condition héréditaire associée est le syndrome de Kallmann, où, en plus de l’hypogonadisme, les patients présentent une perte de l’odorat.

Diabète

Un diabète mal contrôlé peut affecter la qualité du sperme en endommageant l’ADN des spermatozoïdes. Un taux élevé de glucose dans le sang peut altérer la réparation de l’ADN et augmenter la fragmentation de l’ADN spermatique, réduisant ainsi sa capacité à féconder un ovocyte.

Problèmes de thyroïde

L’hypothyroïdie comme l’hyperthyroïdie peuvent interférer sur la maturation des spermatozoïdes et affecter leur qualité. Toutes les altérations thyroïdiennes n’affectent cependant pas la fertilité.

Un taux trop élevé de prolactine dans le sang peut réduire la production des hormones FSH et LH, essentielles à la formation des spermatozoïdes, ce qui peut entraîner une diminution de la quantité de spermatozoïdes (oligozoospermie) ainsi que des problèmes comme la dysfonction érectile ou la baisse de la libido.

Los niveles de prolactina en la sangre son demasiado altos, lo cual puede reducir la producción de las hormonas FSH y LH, esenciales para la formación de espermatozoides, que puede conllevar una disminución en la cantidad de espermatozoides (oligozoospermia) y problemas como disfunción eréctil o pérdida del deseo sexual.

Les facteurs testiculaires

L’infertilité masculine causée par un facteur testiculaire trouve son origine dans des altérations situées au niveau des testicules, dues à des causes congénitales, comme le syndrome de Klinefelter, ou à des facteurs acquis au cours de la vie, comme des infections, des traumatismes, des médicaments, ou des conditions telles que le varicocèle.

Altérations génétiques

Les altérations génétiques responsables de l’infertilité masculine sont toutes congénitales, c’est-à-dire présentes dès la naissance :

  • Microdélétions du chromosome Y : de petites pertes de matériel génétique sur le chromosome Y peuvent entraîner une diminution de la concentration de spermatozoïdes, voire une absence totale de ceux-ci.

  • Syndrome de Klinefelter : altération génétique du caryotype, uniquement chez les hommes, caractérisée par un chromosome X supplémentaire entraînant une altération de la production de testostérone et de spermatozoïdes. Ces hommes présentent un caryotype 47, XXY.

  • Syndrome de Noonan : altération génétique causée par des mutations du chromosome 12 pouvant engendrer des malformations physiques et des problèmes testiculaires comme la cryptorchidie.

Altérations testiculaires

Facteurs affectant directement les testicules et rendant difficile la conception naturelle.

La cryptorchidie

Anomalie congénitale où un, ou les deux testicules, ne descendent pas dans le scrotum depuis l’abdomen ou le canal inguinal. C’est l’une des malformations génitales les plus fréquentes chez les nouveau-nés et elle peut affecter la fertilité à l’âge adulte. Les testicules nécessitent une température inférieure à celle du corps pour produire correctement les spermatozoïdes ; si la descente ne se fait pas correctement, des risques pour la fertilité et la santé testiculaire peuvent survenir.

La cause peut être liée à des anomalies du ligament testiculaire, des obstructions mécaniques, des déficiences hormonales ou des causes génétiques. Des facteurs de risque comme le faible poids de naissance ou l’exposition à des toxiques durant la grossesse peuvent également jouer un rôle.

Le diagnostic se fait par examen physique et, si nécessaire, par des tests complémentaires comme une échographie ou une IRM. Dans les cas complexes, une laparoscopie peut être utilisée pour localiser le testicule.

Si le testicule ne descend pas spontanément avant la première année, une chirurgie (orchidopexie) est recommandée.

Varicocèle

Dilatation des veines testiculaires, dans un ou les deux testicules, causée par une accumulation de sang pouvant augmenter la température testiculaire et réduire la qualité du sperme.

Dans de nombreux cas, le varicocèle ne provoque aucun symptôme. Lorsqu’il y en a, on peut observer douleur, gonflement du scrotum et modification de la taille du testicule.

Le diagniostic repose sur l’examen physique et, si nécessaire, l’échographie. Le varicocèle est classé en trois niveaux, du plus léger (niveau 1, difficile à détecter) au plus sévère (niveau 3, visible à l’œil nu).

La varicocélectomie consiste en une chirurgie pour restaurer la température normale du testicule et améliorer la qualité du sperme. Elle présente un taux de succès élevé et une récupération rapide.

L’orchite testiculaire

Inflammation douloureuse du testicule pouvant être unilatérale ou bilatérale.

Elle est généralement causée par des infections virales (comme les oreillons) ou bactériennes (gonorrhée, syphilis, chlamydia), mais peut aussi résulter d’infections de l’épididyme, de la prostate ou des voies urinaires.

Les symptômes incluent douleur intense, inflammation, fièvre, douleur à la miction ou lors des rapports, et dans les cas graves, sang dans le sperme et réduction de la libido. Sans traitement, elle peut entraîner une atrophie testiculaire.

Le diagnostic se fait par examen physique, analyse d’urine, spermogramme et échographie testiculaire pour exclure d’autres causes, comme la torsion testiculaire.

L’orchite peut altérer la fertilité en augmentant la température testiculaire, ce qui endommage la production de spermatozoïdes. Dans les cas graves, elle peut conduire à l’azoospermie et nécessiter des techniques de reproduction assistée.

Le traitement dépend de la cause : antibiotiques pour les infections bactériennes, anti-inflammatoires pour les infections virales.

L’hydrocèle

Accumulation anormale de liquide dans le scrotum, entre le testicule et la tunique vaginale. Elle peut être unilatérale ou bilatérale. L’hydrocèle congénitale, fréquente chez les nouveau-nés, survient lorsque le canal de descente testiculaire ne se ferme pas complètement. L’hydrocèle acquise chez l’adulte est due à des inflammations, des infections, des traumatismes ou des complications chirurgicales.

Elle se manifeste par un gonflement indolore du scrotum et parfois des douleurs ou rougeurs.

Le diagnostic repose sur la palpation, la transillumination et/ou l’échographie.

Le traitement n’est nécessaire que si l’hydrocèle provoque des gênes ou devient volumineuse.

L’hypoplasie testiculaire

Défaut congénital survenant durant le développement fœtal, caractérisé par une formation anormale des testicules entraînant une taille réduite. Cela peut affecter la fertilité masculine en réduisant la production de sperme.

Facteurs post-testiculaires

L’infertilité masculine par facteur post-testiculaire concerne les problèmes survenant après la sortie des spermatozoïdes des testicules, généralement à cause d’obstructions ou d’altérations dans les voies empruntées lors de l’éjaculation.

Obstruction des voies séminales, pouvant être causée par :

  • Traumatismes ou infections : lésions ou infections dans les conduits transportant les spermatozoïdes.

  • Vasectomie : section des canaux déférents empêchant le passage des spermatozoïdes.

  • Anomalies congénitales: comme l’absence bilatérale des canaux déférents, souvent associée à la mucoviscidose.

  • Infections séminales : pouvant provoquer cicatrices et obstructions.
  • Prostatite : inflammation de la prostate.

  • Épididymite : inflammation de l’épididyme.

  • Déférentite : inflammation des canaux déférents.

  • Urétrite : inflammation de l’urètre.

Impuissance sexuelle

Difficulté à maintenir une érection suffisante pour permettre l’éjaculation.

Éjaculation rétrograde

Le sperme retourne dans la vessie au lieu de sortir par l’urètre, souvent due au diabète, à certains médicaments ou à des chirurgies de la prostate.

Le traitement dans ces cas est chirurgical :

  • Biopsie testiculaire : extraction de fragments de tissu pour récupérer des spermatozoïdes utilisés ensuite en ICSI dans une FIV ou une ovodonation.

  • Aspiration de l’épididyme : obtention de spermatozoïdes directement dans l’épididyme, souvent de meilleure qualité que lors d’une biopsie testiculaire.

Le diagnostic se fait en premier lieu par un spermogramme révélant une faible concentration de spermatozoïdes (oligospermie) ou une absence totale (azoospermie), indiquant un problème post-testiculaire.

Les facteurs externes

  • Agents toxiques: exposition à des polluants, des drogues, à l’alcool ou au tabac pouvant altérer la production spermatique par perturbation hormonale.

  • Médicaments et traitements : chimiothérapie et autres médicaments pouvant endommager les testicules.

  • Chaleur excessive : la production de sperme requiert une température plus basse que celle du corps ; l’exposition à des sources de chaleur (ordinateurs portables, téléphones, cyclisme…) peut réduire la qualité du sperme.

  • Âge : la qualité du sperme tend à diminuer avec l’âge, affectant la concentration, la mobilité et la morphologie, surtout après 45 ans.

  • Stress : un stress élevé peut réduire la motilité, la concentration et la morphologie.

L’infertilité idiopathique ou sans cause apparente

Dans certains cas, malgré un bilan complet, aucune cause spécifique n’est identifiée : on parle d’infertilité idiopathique ou sans cause apparente. Le traitement recommandé comprend généralement la fécondation in vitro, le don d’ovocytes, ou éventuellement un Diagnostic Génétique Préimplantatoire (DGP) pour détecter d’éventuelles altérations chromosomiques non analysées.

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