L’IAC ou IAH consiste à effectuer une insémination artificielle avec le sperme du partenaire. Le jour prévu pour l’insémination artificielle, le partenaire fournit un échantillon de sperme qui sera ensuite préparé en laboratoire lors du processus appelé capacitation spermatique. Pour obtenir un échantillon optimal, il est recommandé d’observer une abstinence de deux jours, afin de réduire le stress oxydatif des spermatozoïdes.
La capacitation spermatique est un processus qui, naturellement, se produit dans le tractus reproducteur féminin. Cependant, lorsqu’elle est réalisée de manière artificielle, le laboratoire effectue un traitement préalable de l’échantillon afin d’éliminer les spermatozoïdes immobiles, le plasma séminal et les éventuels débris cellulaires. Ainsi, seuls les meilleurs spermatozoïdes sont introduits dans l’utérus.
L’IAD consiste à réaliser une insémination artificielle avec le sperme d’un donneur anonyme.
Dans ce cas, les échantillons de sperme du donneur sont congelés, puis décongelés le jour de l’insémination pour leur préparation en laboratoire.
L’IAD est pratiquée dans certaines situations, par exemple : les femmes célibataires sans partenaire, les couples de femmes, en cas de facteur masculin sévère empêchant l’utilisation du sperme du partenaire, ou lorsqu’il existe un risque de transmission d’une maladie génétique.
La législation espagnole concernant les donneurs est très claire : ils doivent toujours rester anonymes. Ainsi, la patiente ne peut pas choisir le donneur, et le donneur ne connaîtra pas l’identité de la mère.
La sélection du donneur relève de la responsabilité du centre de procréation médicalement assistée, qui choisit le donneur en fonction des caractéristiques physiques et immunologiques de la patiente. Il est possible d’obtenir des informations générales, mais jamais de données permettant d’identifier le donneur.
De plus, les donneurs doivent répondre à des critères stricts, passant des examens médicaux et psychologiques confirmant qu’ils sont aptes et en bonne santé, ainsi qu’une évaluation de la qualité de leur sperme. Pour cette raison, seulement 10 % des candidats sont finalement acceptés comme donneurs.