La Fécondation In Vitro (FIV)

En qué consiste la Fecundación In Vitro

La fécondation in vitro (FIV) consiste en l’union des ovocytes et des spermatozoïdes en laboratoire afin de créer des embryons, qui seront ensuite transférés dans l’utérus pour leur implantation et ainsi obtenir une grossesse.

Les deux principales différences par rapport à l’insémination artificielle sont les suivantes :

  • La fécondation de l’ovocyte et du spermatozoïde a lieu en dehors du tractus reproducteur féminin, c’est-à-dire en laboratoire. Dans le cas de l’insémination artificielle, cette fécondation se produit à l’intérieur du tractus reproducteur féminin.
  • – Stimulation ovarienne : dans le cas d’une FIV, l’objectif est d’obtenir un nombre optimal d’ovocytes permettant de générer les embryons nécessaires à la réussite de la grossesse.

Les étapes de la Fécondation In Vitro (FIV)

1. La stimulation ovarienne

Pour commencer un traitement de Fécondation In Vitro (FIV), il est nécessaire de procéder à une stimulation ovarienne afin de favoriser la croissance et la maturation des follicules.

Au cours d’un cycle menstruel normal, un certain nombre de follicules situés dans les ovaires commencent à se développer. Cependant, un seul d’entre eux poursuit sa croissance et sa maturation jusqu’à l’ovulation, tandis que les autres régressent et dégénèrent naturellement. L’objectif d’une FIV est donc de récupérer tous ces ovocytes qui, naturellement, seraient perdus.

Ce processus se réalise par l’administration quotidienne d’injections sous-cutanées pendant 10 à 12 jours, contenant des doses d’hormones destinées à stimuler les ovaires. Le but de la FIV est d’obtenir un nombre suffisant d’ovocytes pour pouvoir créer les embryons nécessaires à la réussite de la grossesse.

2. Surveillance du cycle

Une fois que la stimulation ovarienne a commencé, vous vous rendrez en consultation environ tous les trois jours afin de contrôler et de suivre la croissance des follicules, c’est-à-dire les structures qui contiennent les ovocytes. Ce suivi est effectué au moyen d’une échographie transvaginale et, dans certains cas, complété par des analyses hormonales comme l’estradiol et la progestérone.

Grâce au traitement hormonal, les follicules situés dans les ovaires augmentent progressivement de taille jusqu’à atteindre les dimensions adéquates (entre 16 et 18 mm) pour déclencher l’ovulation. Deux jours plus tard, on procède à la ponction folliculaire.

Cette ovulation est induite par l’hormone hCG (hormone chorionique gonadotrope humaine), administrée par injection sous-cutanée lorsque les follicules atteignent 16 à 18 millimètres. Sous l’effet de cette hormone, les ovocytes terminent leur maturation, ce qui permet d’obtenir le plus grand nombre possible d’ovocytes matures.

3. La ponction folliculaire

La ponction folliculaire est réalisée 36 heures après l’administration de l’hCG. Cela s’explique par le fait que les ovocytes n’ont qu’une durée de vie limitée pour être fécondés après leur maturation. Il est donc essentiel d’effectuer la ponction avant que les ovocytes ne soient libérés dans les trompes de Fallope, afin d’éviter de les « perdre ».

Cette intervention est réalisée sous sédation, en ponctionnant les follicules ovariens et en aspirant le liquide qu’ils contiennent, lequel renferme les ovocytes.

L’intervention dure environ 30 minutes, et la patiente peut rentrer chez elle le jour même.

4. L'échantillon de sperme

L’échantillon de sperme est obtenu par masturbation après une période d’abstinence de 3 à 5 jours. L’échantillon est ensuite traité en laboratoire afin d’éliminer les spermatozoïdes de mauvaise qualité et le plasma séminal, en ne conservant qu’une concentration de spermatozoïdes mobiles. Si la masturbation n’est pas possible, le sperme peut être obtenu par biopsie testiculaire ou par aspiration de l’épididyme. Dans les cas où la qualité du sperme est faible, on utilise la méthode ICSI (injection intracytoplasmique de spermatozoïdes).

Pour la réalisation d’une FIV, un échantillon de sperme est donc nécessaire. Celui-ci peut provenir du partenaire de la patiente ou d’un donneur anonyme.

Types d'échantillons de sperme

Échantillon de sperme provenant du partenaire

Dans le cas d’une FIV avec le sperme du partenaire, celui-ci fournit un échantillon de sperme destiné à être préparé en laboratoire, lors du processus appelé capacitation spermatique. Pour obtenir un échantillon optimal, il est recommandé d’observer une abstinence de deux jours afin de réduire le stress oxydatif des spermatozoïdes. La capacitation spermatique est un processus qui, naturellement, se déroule dans le tractus reproducteur féminin. Cependant, lorsqu’il s’agit d’une insémination ou d’une fécondation réalisée artificiellement, cet échantillon subit un traitement préalable avant son utilisation, afin d’éliminer les spermatozoïdes immobiles, le plasma séminal et tout débris cellulaire résiduel.

L’objectif est de féconder les ovocytes avec les spermatozoïdes les plus aptes, afin d’augmenter les chances d’obtenir des embryons de meilleure qualité.

Dans certains cas (par exemple lorsqu’aucun spermatozoïde n’est présent dans l’éjaculat) il peut être nécessaire d’effectuer une biopsie ou une aspiration testiculaire.

Échantillon de sperme provenant d’un donneur

Dans le cas d’une FIV avec le sperme d’un donneur, les échantillons de sperme sont congelés, puis décongelés le jour de la fécondation pour être préparés en laboratoire.

La législation espagnole concernant les donneurs est très claire : ils doivent toujours rester anonymes. Ainsi, la patiente ne peut pas choisir le donneur, et le donneur ne connaîtra pas l’identité de la mère.

La sélection du donneur relève de la responsabilité du centre de procréation médicalement assistée, qui choisit le donneur en fonction des caractéristiques physiques et immunologiques de la patiente. Il est possible d’obtenir des informations générales, mais jamais de données permettant d’identifier le donneur.

De plus, les donneurs doivent répondre à des critères stricts, passant des examens médicaux et psychologiques confirmant qu’ils sont aptes et en bonne santé, ainsi qu’une évaluation de la qualité de leur sperme.
Pour cette raison, seulement 10 % des candidats sont finalement acceptés comme donneurs.

5. La fécondation et culture des embryons

La fécondation

Comme nous l’avons mentionné précédemment, la fécondation entre l’ovocyte et le spermatozoïde a lieu en laboratoire.

Il existe deux techniques de fécondation : la fécondation in vitro conventionnelle, dans laquelle les ovocytes et les spermatozoïdes capacités sont placés ensemble dans une boîte de culture, permettant à la fécondation de se produire naturellement, en dehors du tractus reproducteur féminin, et la technique ICSI (Injection Intracytoplasmique de Spermatozoïdes), dans laquelle l’embryologiste introduit directement un spermatozoïde à l’intérieur de l’ovocyte.

Le choix de l’une ou l’autre méthode dépend généralement d’un critère clinique, car, même si la fécondation in vitro conventionnelle peut sembler moins invasive, elle présente un risque plus élevé d’absence de fécondation.

Une fois la fécondation réalisée, les zygotes sont cultivés pendant 5 à 6 jours.

Développement embryonnaire

Au cours des jours suivants, les embryons sont observés par les embryologistes afin d’évaluer leur qualité embryonnaire jusqu’au stade de blastocyste.

  • Jour 1 (fécondation) : l’embryologiste vérifie la fécondation 16 à 20 heures plus tard, en recherchant les corpuscules polaires et les pronoyaux pour confirmer la formation du zygote.

  • Jour 2 : les embryons commencent à se diviser en 4 cellules.

  • Jour 3 : les embryons poursuivent leur développement et atteignent 8 cellules.

  • Jour 4 : les embryons atteignent le stade de morula, en compactant toutes leurs cellules.
  • Jours 5 à 6 : les embryons arrivent au stade de blastocyste, comptant environ 200 cellules. C’est le stade le plus avancé que l’on puisse obtenir en laboratoire. Le blastocyste présente deux structures bien différenciées : la masse cellulaire interne, qui donnera naissance au futur bébé, et le trophectoderme, qui formera le placenta.

Grâce à la culture embryonnaire jusqu’au stade de blastocyste, nous nous assurons que les embryons qui arrêtent leur développement avant le 5ᵉ jour ne soient pas transférés, évitant ainsi un test de grossesse négatif pour cette raison.

Il y a quelques années, les embryons étaient transférés au 3ᵉ jour de développement, car les conditions de culture en laboratoire n’étaient pas encore optimales. Cependant, avec le développement des incubateurs dotés du système Time-Lapse, les embryons bénéficient désormais de conditions de culture proches de celles du tractus reproducteur féminin, tout en permettant leur surveillance continue par vidéo, sans avoir à les sortir de l’incubateur ni altérer leurs conditions.

6. Le transfert des embryons

Après le développement embryonnaire jusqu’au stade de blastocyste, les blastocystes de qualité optimale doivent être soit transférés dans l’utérus, soit vitrifiés, ou encore biopsiés puis vitrifiés. Dans de nombreux cas, il est courant de transférer un seul embryon et de vitrifier les autres, soit dans le cadre d’une planification familiale future, soit en cas de test de grossesse négatif ou d’interruption spontanée de grossesse.

Le transfert embryonnaire

L’embryon de meilleure qualité, après le développement embryonnaire, sera transféré dans l’utérus de la patiente.

Pour cela, une préparation de l’endomètre est réalisée afin d’obtenir une épaisseur comprise entre 7 et 10 mm, avec une apparence trilaminaire.

L’embryon sélectionné est transféré dans l’utérus à l’aide d’une canule. Cette procédure est indolore et se déroule au bloc opératoire, afin que l’embryon reste le moins de temps possible en dehors de ses conditions optimales.

La vitrification des embryons

La vitrification embryonnaire consiste en une congélation ultra-rapide. Elle peut être réalisée lorsqu’aucun transfert embryonnaire n’a pas lieu après le développement des embryons, notamment si l’endomètre n’est pas dans les conditions idéales, mais également lorsque des embryons de bonne qualité restent disponibles après le transfert.

Ainsi, il est possible de préserver des embryons pour de futures tentatives, soit afin d’agrandir la famille, soit pour augmenter les chances de succès en cas d’échec du premier transfert.

La biopsie des embryons

La biopsie embryonnaire est réalisée dans les cas où le traitement inclut un Diagnostic Génétique Préimplantatoire (DPI/PGT).

Cette technique consiste, au stade de blastocyste, à prélever 3 à 5 cellules du trophectoderme, c’est-à-dire de la partie qui formera le placenta. Ainsi, la partie destinée à devenir le bébé n’est pas impactée.

Une fois les cellules prélevées, l’embryon est vitrifié et conservé au centre de fertilité, tandis que les cellules prélevées sont analysées par le laboratoire de génétique. Lorsque les résultats sont disponibles, le transfert est décidé en fonction des embryons sains identifiés.

De nos jours, le diagnostic génétique préimplantatoire est l’une des techniques les plus courantes pour analyser le patrimoine génétique des embryons et évaluer leur viabilité. En effet, la majorité des anomalies génétiques entraînent soit un test de grossesse négatif, soit une fausse couche précoce. Étant donné la forte charge émotionnelle que représente un traitement de procréation assistée, ce type de test est de plus en plus demandé afin de réduire les épreuves émotionnelles associées.

7. Le test de grossesse

En cas de transfert embryonnaire, un test de grossesse est réalisé 10 jours plus tard à la clinique, généralement par prise de sang.

La mesure repose sur le dosage de la bêta-hCG, et la méthode sanguine est recommandée, car une valeur faible dans le sang peut ne pas être détectée dans les tests urinaires.

Cette période d’attente de dix jours est communément appelée « l’attente bêta », une phase de patience et d’émotion durant laquelle la patiente découvre si la grossesse a débuté ou non.

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