Le syndrome de Turner correspond à l’absence totale d’un chromosome X chez les femmes. Ainsi, au lieu du caryotype sexuel habituel XX, les femmes atteintes ne possèdent qu’un seul chromosome X et manquent du second, ce qui peut entraîner une insuffisance ovarienne primaire. Il se caractérise par une réserve ovarienne très réduite ou inexistante, pouvant conduire à une absence de menstruation et à une infertilité primaire.
Cette pathologie est causée par une mutation du chromosome X et constitue une cause fréquente de handicap intellectuel. Elle est associée à une réserve ovarienne diminuée et à des problèmes de fertilité, bien que la relation soit moins directe que dans le syndrome de Turner.
Le syndrome d’Asherman, bien qu’il ne soit pas strictement génétique, implique une prédisposition génétique à développer des adhérences intra-utérines qui compliquent l’implantation embryonnaire. Il se caractérise par la formation de tissu cicatriciel dans l’utérus après une chirurgie ou un traumatisme.
Les femmes présentant des translocations chromosomiques dans leur caryotype, comme la translocation robertsonienne, peuvent rencontrer des difficultés reproductives en raison de la formation d’ovocytes avec une charge chromosomique anormale. Cela peut entraîner des échecs d’implantation, des fausses couches spontanées récurrentes et des anomalies du développement embryonnaire.
Les mutations des gènes responsables de la production ou de la régulation de la progestérone peuvent entraîner des difficultés à maintenir une grossesse, comme des fausses couches répétées dues à une insuffisance du soutien fourni par l’endomètre.
Chez certaines patientes atteintes de mucoviscidose, les voies reproductives peuvent être affectées et compromettre la fertilité. Dans ces cas, le mucus épais caractéristique de la maladie peut obstruer les trompes de Fallope, rendant difficile la conception.
Les patientes porteuses d’une maladie héréditaire grave et ne souhaitant pas la transmettre à leur descendance doivent être orientées vers un conseil génétique afin d’évaluer les options disponibles et le risque de transmission.
Parmi ces maladies, on peut citer l’atrophie musculaire ou la chorée de Huntington, des pathologies sévères, altérant fortement la qualité de vie et pouvant faire l’objet d’un dépistage embryonnaire.
Dans certains cas, des maladies génétiques influencent directement la fertilité et nécessitent une approche multidisciplinaire :